Nu couché, ciel de feu

Musique de Chambre

Nu couché, ciel de feu
Desnudo con luces purpuras del atardecer

Notice
Partitions

Presse

Monodrame pour 3 flûtes basses et sons fixés, Op. 321
Commande du Trio d’Argent
Mexico, Foro de musica nueva (2004)


durée : 12' ca

La chair du ciel, nue saignait aux franges du jour
Takis Theodoropoulos.

 


Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

 

Très tôt, en parcourant les volcans, je fus subjugué par ces puissants empires de laves. Parmi les phénomènes naturels, quoi de plus impressionnant en effet que ces “montagnes fumantes”? À l’enivrante beauté qui se dévoile entre brumes et fumées, constamment changeante, multicolore, se joint la troublante fascination de cratères insondables, de magma bouillonnant. Les entrailles de la terre surgissent et, en un clin d’oeil sous un ciel de feu, se pétrifient. Alors, tous les fantasmes de la vie, de l’amour et de la mort sautent à la figure des peuples qui cotoient et vénèrent ces géants de la nature comme évidente manifestation des dieux.

Il est vrai que partout les volcans générent des mythes ou légendes qui en décuplent les mystères, en augmentent la séduction. C’est ainsi que plusieurs mythes Amérindiens m’ont inspiré les textes et musiques de Nu couché, ciel de feu, mais aussi d’ Alpaya ou d’Atitlan ...

Curieusement, certaines légendes ou rites - destinés à apaiser les monstres qui ébranlent ces terribles montagnes - font résonner quelques échos du bout du monde ; la légende de La femme couchée est un peu la version Aztèque de notre Roméo et Juliette ! Les diverses voix, les souffles ou crépitements des flûtes basses de même que les éclairages, tentent modestement de recomposer et la magie des paysages et l’aura des rituels environnants.

B.D. septembre 2002