Orchestre

Métalayi II

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Il faut marquer d’une pierre blanche le dernier concert de l’Orchestre National de Lyon (jeudi 14 mars, redone le lendemain) : tout un programme était de notre siècle […] Merci à Serge Baudo d’avoir eu le courage d’imposer et de faire travailler de telles oeuvres. L’important, c’était surtout la creation d’une oeuvre pour grand orchestre (“Metalayi n° 2”) commandée par le ministère de la Culture à un jeune compositeur encore très peu connu à Lyon […] Bruno Ducol connaît sur le bout du doigt toutes les composantes du langage contemporain et les utilize avec un savoir-faire déjà imposant. Orchestre riche en percussions diverses, utilisant savamment cuivres et bois, enrichi des angoisses de la guitare électrique, preference du foisonnement des cordes aiguës à la rondeur des basses, piano à cordes frappes et à cordes pincées […] il s’agissait pour Bruno Ducol “de montrer les signes musicaux en mutation, sans les render méconnaissables pour éviter la disparité”. Porté par un temperament dramatique, il a produit une oeuvre brillante et mouvementée […] Les mouvements divers qui ont salué cette creation montrent déjà qu’elle n’a pas laissé indifferent.
Philippe Andriot, Le Progrès, 17 mars 1985.

[…] L’interprétation de l’oeuvre de Ducol déchaîna littéralement les passions et divisa l’auditoire en deux groupes redoublant d’efforts, tant dans les acclamations que dans les protestations […] Utilisant les richesses d’un grand orchestre auquel s’ajoutent une guitare électrique et un piano, Ducol a créé un climat de rêve et d’angoisse au moyen de longues notes tenues tantôt par les cordes, tantôt par les cuivres, rythmées par l’éclat des percussions déployées et les nombreuses ruptures d’intensité. S’il est difficile de se faire une opinion à première écoute, il faut cependant souligner l’exploration des possibilities offertes par les instruments de leurs combinaisons dans un ensemble coherent de couleurs sonores crues que l’O.N.L. semble avoir parfaitement décrit.
A.M. Lyon matin, jeudi 21 mars 1985.