Lyrique

Les cerceaux de feu

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[...] La découverte d’une œuvre incontestable, sulfureuse et risquée, les Cerceaux de feu de Clarisse Nicoïdski et Bruno Ducol [...] Ce duo (Nicoïdski-Ducol) a surpris par la qualité de son travail, son goût de l’envoûtement et du risque - le rôle du frère, comble de l’ambiguïté, est chanté par une haute-contre - un choeur de quatre garçons dit les tourments de l’enfance comme on l’a rarement entendu sur une scène [...]
Une oeuvre exigeante et claire, une audace lyrique qui paie, sans obséquiosité et en ne reniant rien de sa modernité, son tribut au Ravel de l’Enfant et les sortilèges. Et comme une promesse rassurante : l’opéra n’est pas définitivement une discipline de musée.
(Olivier Schmitt - Le Monde, juillet 1991).

Il y a des années que je connais la musique de Bruno Ducol. J’ai toujours éprouvé pour elle une affinité profonde, en dépit des inévitables et réelles différences de langage et de tempérament. J’en ai admiré la ductilité expressive qui la rend propre au drame. Actuellement, ses «Cerceaux de feu» confirment magnifiquement cette caractéristique. La vigueur de l’écriture est au service de la péripétie dramatique, c’est une évidence de le dire, sans servilisme et sans emphase. Une flexibilité et une adéquation qui me font penser à un Hugo Wolf d’aujourd’hui, mais à la différence que Ducol ne se contente pas d’instants expressifs, il construit des périodes amples où la conscience intervallaire si bien adaptée à la vocalité est servie par un timbre et un rythme imaginatifs et en contraste permanent, en accord avec les nécessités dramatiques agencées – ce qui est admirable – selon un critère musical.
(Luis de Pablo, Madrid, le 29-XI-91).

Les Cerceaux de feu de Bruno Ducol en leur premier état encore inachevé, montrent néanmoins une trame et des trouvailles musicales qui font bien augurer de leur achèvement. L’intérêt scénique y contribue déjà par la curiosité qu’il provoque dès l’abord. Images sonores et livret en profonde complicité, permettent d’attendre une conclusion qui fera de cet ouvrage un moment de grande qualité dans le repertoire de la jeune musique française d’aujourd’hui.
Maurice OHANA, 12-XII-91